Sens & idées | Décryptage de l’Accord Qualité de Vie au Travail (QVT) de 2013
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27 fév Décryptage de l’Accord Qualité de Vie au Travail (QVT) de 2013

Selon l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2013 intitulé « Vers une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle», la qualité de vie au travail « peut se concevoir comme un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ». Aux origines de cette définition, il y a bien sûr l’accord cadre du 17 mars 1975 sur l’amélioration des conditions de travail, mais aussi la notion plus récente de « qualité de l’emploi », abordée aux sommets de Lisbonne (2000) et de Laeken (2001). A l’occasion de ce dernier ont été définis 10 objectifs :

•    La satisfaction des travailleurs vis-à-vis de leur emploi
•    L’éducation et la formation tout au long de la vie
•    L’égalité femmes / hommes (cf. ANI du 1er mars 2004 sur la mixité et l’égalité professionnelle)
•    La non-discrimination
•    Une baisse de la fréquence des accidents du travail, des maladies professionnelles et du stress professionnels
•    Un appui à la mobilité professionnelle et géographique
•    L’insertion des jeunes et des chômeurs de longue durée
•    L’équilibre entre vie  professionnelle / personnelle
•    Un dialogue social et la participation des travailleurs à la vie de l’entreprise
•    Accroissement de la productivité et du niveau de vie

En 2002, la stratégie européenne « Santé & Sécurité au travail » réaffirmait l’objectif « de développement d’une culture de prévention et une approche globale de bien-être au travail ». L’Accord National Interprofessionnel du 19 juin 2013 se donne pour but de dépasser un « empilement des textes » et d’abattre un cloisonnement de politiques RH qui n’ont, jusqu’ici, pas produit les effets attendus. L’enjeu est d’articuler de façon dynamique les thèmes cités précédemment, et d’autres étroitement imbriqués tels que :

•    le stress au travail (ANI du 2 juillet 2008),
•    la formation tout au long de la vie professionnelle (ANI du 5 octobre 2009),
•    la prévention du harcèlement et de la violence au travail (ANI du 26 mars 2010).

Cette synthèse permet d’appréhender l’emploi dans toutes ses dimensions et de résoudre efficacement les problèmes vécus par les salariés, en particulier les situations de risque, de mal-être et d’injustice sociale. L’objectif à long terme est d’initier un cercle vertueux grâce à de meilleures pratiques managériales, une organisation adaptée et une politique RH responsable et équitable.
A une époque où les risques psychosociaux émergent de toutes parts, l’accord délivre un message positif : la santé économique d’une structure se trouve fortement corrélée au bien-être physique et mental de son personnel. Il rappelle que l’épanouissement des collaborateurs est un investissement durable, bénéfique à tous. Méthodologiquement, l’accord prévoit de déterminer les enjeux propres à chaque entreprise en prenant en compte le point de vue des employés. Les partenaires sociaux sont appelés à jouer « un rôle majeur de négociation, d’information, d’incitation et d’appui ». Enfin, L’accord prévoit l’évaluation des résultats à travers des indicateurs QVT (qualité de vie au travail) listés en annexe. Il s’agit donc de mettre en place un projet holistique dont la finalité est de faire converger la qualité de vie au travail, le sens du travail et les enjeux de compétitivité de chaque entreprise.

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