Sens & idées | LE FLOW et LE PLAISIR AU TRAVAIL
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LE FLOW et LE PLAISIR AU TRAVAIL

18 sept LE FLOW et LE PLAISIR AU TRAVAIL

Vous est-il déjà arrivé de vous immerger dans votre travail, de façon si pleine et entière, si intense et plaisante, au point d’en perdre la notion du temps ? Alors, vous avez déjà vécu une expérience de « Flow ». Et si cet état n’était pas dû au hasard ou à notre humeur ? Si, au contraire, notre humeur et nos performances étaient déterminées par la possibilité d’accéder à cet état ? Et si, enfin, on pouvait favoriser l’accession au Flow pour améliorer la performance et le bien-être au travail ?

 

Origine et caractéristiques du concept de « Flow »

Théorisé par le psychologue Mihàly Csíkszentmihályi (prononcez « chic-sainte-mi-aïe-i »), le Flow désigne un état de plénitude, de concentration maximale, qui se produit lorsque nous sommes totalement immergés dans une activité qui nous engage.

Dans son acception originelle, le Flow se caractérise par la pratique d’une activité plaisante, sans suivre un but personnel et sans recherche de gratification a priori. L’accès à une expérience de Flow ne peut se faire que dans un contexte où l’individu se retrouve engagé à la fois physiquement et cognitivement dans l’activité. Si l’on suggère une analogie, l’individu se comporte alors à la manière d’un potier : concentré sur la tâche, il suit les objectifs qu’il s’est fixé et sait comment il doit procéder. Il perçoit les résultats immédiats (feedback) de ses actions sur la matière et adapte son geste en fonction. Ici, c’est l’activité même (plutôt que son résultat) qui est source de plaisir, et d’accomplissement. Happé par ce qu’il fait, l’individu ne s’aperçoit plus du temps qui passe.

Le travail : un terrain d’expérience de Flow ?

Le Flow au travail nait de la pleine mise en œuvre de nos capacités dans la poursuite d’un objectif suffisamment ambitieux pour susciter notre motivation, tout en restant assez réaliste pour éviter le découragement. Dit autrement, le Flow met à l’épreuve nos compétences et nous guide vers le plaisir du dépassement de soi.

Dans une étude menée en 2005, Bakker définit le « Flow at Work » par une succession de courtes périodes d’expériences optimales caractérisées par une concentration totale ou « absorption cognitive », une motivation dans son travail et, in fine, par une sensation de plaisir au travail.

Conditions du Flow

Pour se donner toutes les chances d’atteindre cet état de bien-être au travail, il convient de réunir plusieurs conditions. Tout d’abord, on l’a vu, les tâches à réaliser doivent être « juste ce qu’il faut », complexes et en lien avec les compétences. Ensuite, pour qu’elle procure du plaisir, l’activité en jeu doit correspondre aux valeurs de l’individu, et avoir un intérêt à ses yeux. Enfin, l’autonomie et la possibilité de prendre des initiatives facilitent grandement le Flow. Évidemment, un environnement propice à la concentration parachèvera les chances d’atteindre (enfin !) un état de Flow au travail.

LE SAVIEZ-VOUS ? Lorsqu’un individu est interrompu dans une tâche complexe, il lui faut presque 30 minutes pour revenir à un état de concentration maximal ; sans compter les risques d’erreurs, le stress, la fatigue, les douleurs physiques…

 Manager le Flow, développer la QVT

Le « Flow at Work » est donc à rapprocher des travaux menés en psychologie du travail, sur les risques psychosociaux et la QVT ; ces champs de recherche se rejoignent sur l’idée que le « Bien-être » ou « Satisfaction au travail » est source de fonctionnement optimal, source de maximisation de notre potentiel, et donc de performance au travail.

Mais attention, il faut savoir doser. Par essence, le Flow ne saurait être un état permanent, au risque d’offrir un terrain fertile aux situations d’épuisement professionnel ou Burn-out.

Un manager pourra ainsi identifier, avec ses collaborateurs, les moments où ils accordent le plus de sens à leur tâche, où ils développent leurs compétences et où ils éprouvent un sentiment satisfaction voire de plaisir au travail.

Mettre en place un management par la QVT, c’est repérer, cultiver et faire fructifier ces instants ; s’en servir pour organiser les équipes, réguler collectivement le travail, et enrichir les compétences de tous. Cela nécessite avant tout le développement d’un climat de confiance pour que les uns et les autres osent exprimer en toute sincérité leur personnalité et leur préférence professionnelle.