Sens & idées | « Sarah Connor ? » : Terminator va-t-il dézinguer la QVCT ?
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« Sarah Connor ? » : Terminator va-t-il dézinguer la QVCT ?

28 Jan « Sarah Connor ? » : Terminator va-t-il dézinguer la QVCT ?

L’intelligence artificielle et les robots plus ou moins humanoïdes ne sont plus de la science-fiction : ils ne se contentent plus de frapper à la porte de nos usines, mais s’installent désormais dans nos bureaux, nos services et nos processus de décision. Mais derrière les promesses de productivité, qu’adviendra t-il de l’intérêt porté aux conditions de travail et au bien-être des humains ?

Vers une QVCT augmentée ou menacée ?

L’année 2025 a marqué un virage sans précédent dans la démocratisation de l’intelligence artificielle, notamment au sein des entreprises françaises de tous secteurs et de toutes tailles. Environ 13 % à 15 % des PME et ETI ont désormais intégré l’IA dans leurs processus, que ce soit dans le domaine de la production, de la comptabilité, du marketing, et même du Droit.

A l’instar du processus de Destruction créatrice décrit par Joseph Schumpeter dès les années 1940, l’intégration des robots intelligents ne rime pas systématiquement avec suppression d’emplois. En revanche, cet « ouragan » technologique provoque une recomposition majeure du processus de création de valeur et impose une redéfinition profonde des tâches, aux interfaces entre l’Homme et la machine.

Ainsi, l’introduction de l’Intelligence Artificielle et de la robotique dans les organisations peut contribuer à améliorer les conditions de travail, à travers l’allègement des travaux pénibles, répétitifs ou dangereux, mais aussi en facilitant l’exécution de tâches ordinairement chronophages (assistance à la rédaction, recherche documentaire, aide à la décision…).

Ces évolutions technologiques exigent le développement de nouvelles compétences, afin que les travailleurs humains soient en mesure de superviser, interpréter et « collaborer » avec la machine plutôt que simplement exécuter ses schémas de réponse.

Le revers de la médaille : les zones de turbulences psychosociales

Si la performance organisationnelle y trouve son compte, le bien-être psychologique, lui, traverse des zones de turbulences, ouvrant à des enjeux décisifs pour les employeurs et les travailleurs de tous les secteurs.

A l’image de l’arrivée d’Internet dans les organisations au milieu des années 1980, l’introduction des massives des nouvelles technologies peut engendrer des craintes légitimes quant à la sécurité de l’emploi des personnes impactées par ces changements, avec des répercussions sur le vécu psychosocial et la santé (anxiété liée à la perte d’emploi, évolution des missions, sentiment de déqualification / dévalorisation, perte de sens…). Sans compter sur la nécessité, pour les travailleurs, de s’adapter rapidement et continuellement aux évolutions de ces systèmes, de plus en plus sophistiqués, ouvrant à un risque de surcharge informationnelle, de charge mentale, et donc d’épuisement.

Sortir du « Technocentrisme » : Les leviers d’une intégration responsable

Pour les acteurs engagés dans la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT), le succès ne réside pas dans la machine, mais dans la stratégie d’accompagnement basée sur 4 piliers :

  1. Une planification proactive : Il s’agit d’intégrer les dimensions humaines dès la phase de conception du projet, pour ne pas subir la technologie.
  2. L’implication directe des acteurs : Co-construire les nouveaux modes de travail avec ceux qui les vivront au quotidien garantit une transformation harmonieuse. La technologie doit être au service de l’humain, et non l’inverse
  3. ’investissement massif dans la formation : le développement des compétences n’est plus une option, il devient une mesure de santé.
  4. La transparence : Une communication ouverte sur les objectifs de l’automatisation, en concertation avec les utilisateurs finaux.

Vers un futur du travail éthique

Les dirigeants ont aujourd’hui une responsabilité historique : celle de conjuguer « performance productive » et « performance sociale », dans une logique RSE.

La robotisation est une opportunité formidable d’innovation sociale, à condition de garder en tête que la véritable performance d’une entreprise réside, dans la qualité de vie de ses collaborateurs.